Grey’s Anatomy (6×11) Blink [2/4] – Cet épisode met bien du temps à démarrer, pour ne pas exploser au final. Pour commencer par l’apparition d’Addison – car trois scènes de deux minutes, c’est une apparition - elle constituait peut-être l’intrigue la plus plate de l’épisode. En conclusion, Mark choisit sa fille plutôt que Lexie ; la décision n’a pas vraiment de sens, McSteamy s’est attaché tellement vite à cette simplette de blonde que ça en devient insensé : cette intrigue continue d’apparaître comme l’obstacle improbable qui n’avait pour seul but que d’atteindre le bonheur (et la monotonie) du parfait petit couple Mexie ; on imagine d’ailleurs mal mini-Sloan devenir régulière (qu’en sera-t-il au final ?).
Le mariage d’Izzie continue de vaciller en son absence, Alex finit bel et bien par tromper leur promesse de fidélité, même si le partenaire est plutôt inattendu puisque c’est Lexie, fraîchement célibataire et plutôt bien imbibée d’alcool, qui finit dans les bras du marié – la surprise capilo-tractée on aurait pu s’en passer, dans ce cas là pourquoi ne pas l’avoir simplement fait coucher avec Reed ? Dommage. L’intervention de Meredith, poussée par leur complicité de toujours, est appréciable ; la référence au passé fait se rendre compte qu’elle a vraiment mûri (heureusement).
L’acharnement de Derek à vouloir faire tomber le Chef, alors que ce dernier cherche à battre en retraite de manière lente et digne, commence à agacer. Le parallèle avec le cas médical de ce joueur de Football souhaitant arrêter les match était maladroit comme plutôt inutile ; essaye-t-on de nous dire que tout ce que touche McDreamy peut finir à la retraite ? Etrange. Il finit par apprendre que Richard retombe dans l’alcool, c’est le cliffhanger - à suivre. A noter que c’est l’occasion, pour Bailey, d’offrir un monologue dont elle a le secret ; on ne saurait s’en lasser.
Cristina, de son côté, fait du Cristina, et on s’en réjouit. Accompagné de son nouveau Dieu de la cardio, elle a l’occasion de voler en solo, de tenir un coeur ; avant la chirurgie, elle devra affronter le Dragon, une patiente indécise comme exigeante, jouée par l’admirable Cynthia Stevenson (Dead Like Me), très drôle. Considérant cette intrigue, la fin est réussie, elle laisse plutôt perplexe : Teddy est le professeur qu’il faut à Cristina mais ce qu’il faut à Teddy pour qu’elle reste au Seattle Grace c’est Owen ; dans un flot de parole irréfléchies, l’apprentie finit par dire « Take him ! » – est-ce de la précipitation ou Cristina compte-t-elle vraiment laisser tomber Owen pour gagner un Dieu de la cardio ? L’idée est bien menée, vivement la semaine prochaine.
Private Practice (3×11) Another Second Chance [4/4] – « I forgot how much fun you were. » (Mark à Addison) C’est vrai ; à regarder Private Practice on oublie vite combien Addison peut être drôle et délirante, avec son style, ses bracelets qui s’entrechoquent quand elle bouge le bras, ses robes colorées, ses sacs à la mode et les manières qui vont avec …
On oublie aussi l’alchimie qu’elle peut avoir avec son entourage : dans cet épisode elle délire avec Mark, Sam, Naomi, sans prise de tête, autour d’un verre de Vin rouge, sur le canapé de son bureau et la simplicité leur vont si bien : la fraîcheur est de retour sur L.A. ; l’idée de voir McSteamy y emménager devient plaisante, presque utopique tant Addison semble avoir besoin d’une dose de Seattle pour garder la tête haute et montrer son potentiel.
En ce qui concerne l’intrigue de mini-Sloan, elle prend tout son sens dans Private Practice ; on en vient à apprécier le personnage lorsqu’Addison corrige ses erreurs, avec douceur, ça fait sourire. Que Mark se révèle, en réalité, plus attaché au bébé qu’à son adolescente de fille est quelque chose qui aurait mérité d’être insinué dans Grey’s Anatomy pour rendre plus logique sa rupture d’avec Lexie : quoi qu’il en soit l’histoire devient touchante lorsqu’elle tourne mal, que Mark s’excuse, que Sloan pense à l’adoption, qu’Addison connaît l’échec amoureux, encore une fois. Au final, l’intrigue avait assurément plus d’intérêt que la simple séparation du couple Mexie ; c’est rassurant.
Le cas qui réunit Violet et Cooper n’est pas particulièrement intéressant en soi, l’objectif étant surtout de confronter le pédiatre à sa colère latente qui finira par exploser, à deux reprises : face à son éternelle amie, une première fois puis face à Charlotte, une deuxième, plus durement. Le face-à-face fait plaisir à voir, malgré les cris, malgré les insultes qui fusent, ils prennent le temps de s’écouter, de se disputer pour en arriver à la conclusion qu’ils sont désormais séparés. Le personnage de Charlotte intéresse toujours dans sa complexité, le paradoxe entre ce qu’elle est, humainement parlant, et ce que chacun peut penser d’elle, considérant son comportement. Cooper appartenant au passé (a priori), la sexologue mériterait sûrement des intrigues parmi les meilleures du show.
Anecdotiquement, Dell et Naomi font face à leur fille respective ; le premier enterre (définitivement ?) l’intrigue familiale ; la deuxième pousse sa fille à parler, ce qu’elle fera auprès d’Addison – la suite est évidente : Mademoiselle (chante le blues) est enceinte.



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