Grey’s Anatomy (6×12) I Like You So Much Better When You’re Naked - Cette semaine, avec la pluie tombe un autre problème sur le Seattle Grace Hospital : un dilemme qui remet, dans chaque cas, l’amour en jeu. L’idée peut donner un mauvais a priori, par peur de tomber dans la niaiserie ou la facilité, pourtant la conclusion est bonne, les scénaristes ont su étonner, dans chacun des choix traités, notamment dans leur solution.
Cristina/Teddy/Owen : Continuité logique du cliffhanger de la semaine dernière, Cristina réfléchit à ses priorités, à savoir si elle préfère exercer sa passion ou être en couple, autrement dit si elle est prête à échanger Owen contre un Dieu de la cardio. Très vite, on se rend compte que Cristina, malgré l’âge, est restée la même – et ce n’est pas un mal – transcendée par l’idée de tenir un coeur entre ses mains, prête à tout pour profiter au mieux de sa carrière quelqu’en soit le prix. Izzie de retour, il était intelligent de les confronter, comme au bon vieux temps, sur leur vision opposée des priorités (accessoirement, ça permettait de replacer Stevens dans son univers, un contexte psychologique intéressant – enfin).
Essuyant les débats et les réflexions, elle ose affirmer à Teddy qu’à choisir elle prendrait la carrière plutôt qu’Owen, ce que la cardiologue ira répéter au principal intéressé, l’alcool aidant. Là où on pouvait voir arriver une rupture enragée survient pourtant l’impensable puisque le couple n’en ressort que plus fort, Owen poussé par l’amour, convaincu qu’il peut changer Cristina, lui ouvrir les yeux sur l’importance des liens qui peuvent l’unir à l’Homme. C’est une conclusion touchante, finalement pas si étonnante que ça quand on repense aux prémices de leur histoire qui promettaient déjà une union belle et solide.
Meredith/Derek : De ce côté des twisted sisters, comme la semaine passée, le conflit tourne autour du Chef. Derek au courant de son alcoolisme n’a plus qu’une chose en tête : balancer la nouvelle au Conseil, éjecter Richard et s’asseoir dans le fauteuil, l’air triomphant, le poil brillant, la conscience tranquille ; Meredith, persuadée que ce problème de boisson est résolu – et probablement poussée par l’idée de profiter du Chef – invoque le Post-it, le Mariage, l’Amour, pour empêcher McAss de commettre l’irréparable. Le Derek, tiraillé entre ses responsabilités et la faveur faite à sa femme, saura finalement profiter du retour d’Izzie avec une malice qu’on ne lui connaît pas.
Refusée pour son passé dans divers autres hôpitaux, Stevens est au pied du mur et Meredith le sait bien, l’occasion parfaite pour faire chanter cette dernière : si Derek devient Chef, il promet d’engager leur amie – Grey cède, le Chef est mort, vive Derek ?
Izzie/Alex : L’affrontement a enfin lieu ; Katherine Heigl nous fait l’honneur de sa présence et – si le personnage (et/ou l’actrice) a pu perdre en capital sympathie ces derniers mois – c’est une dose d’Izzie bienvenue. Au chômage, en face d’un mari qui l’a trompé, la rescapée d’un cancer incurable (…) reste optimiste, persuadée qu’elle saura bientôt reprendre sa vie en main ; après tout, Alex semble lui pardonner son absence, ils réapprennent à se côtoyer, se toucher et discuter de manière simple, rapide mais logique.
Confrontée à l’idée qu’elle pourrait être embauchée loin d’Alex, les choses s’enchaînent finalement trop vite pour qu’elle prenne le temps de faire son choix : au même moment, Karev la quitte et Derek l’embauche. Le bouquet final prend le spectateur à contre-pied, en présence d’Izzie on retrouve un Alex aux gestes doux et aux pensées altruistes, celui qui pourrait être le meilleur des pères, il remercie sa femme de l’avoir rendu meilleur, tellement meilleur que celle-ci ne le mériterait plus. Malgré l’offre d’emploi, Izzie boucle ses bagages et nous prépare à un nouveau départ, persuadée que rien ne la retient à Seattle – comme rien ne retient Heigl à Grey’s Anatomy ?
En parallèle, Callie attrape la varicelle : une intrigue drôle et sympathique qui profite surtout de l’alchimie entre Arizona et sa copine, puis Mark et sa meilleure amie. Lexie, elle, détend l’atmosphère, de sa première scène à l’avant-dernière, avec une efficacité qui rend le personnage de plus en plus indispensable. En ce qui concerne sa dernière apparition, confrontée à Mark dans une scène où ils avouent chacun avoir couché ailleurs, le constat ne se veut pas si évident : le chirurgien plasticien considère qu’il avait une excuse contrairement à Lexie qu’il ne pardonne pas. Ca peut se comprendre, ou pas.
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